Cahier de vacances
encore un petit souvenir... j'adorais faire les cahiers de vacances, si on le terminait on recevait un cadeau et voir même un prix si tout était bien fait.
Roger Magnard étant à l’origine du cahier de vacances, sa maison d’édition revendique la création de cet objet parascolaire. Deux concours, attachés à ces cahiers, apparaissent après la Libération : celui de la plus belle page d’écriture et celui de la meilleure façon de remplir le cahier de vacances en question (justesse et esthétique). Les publicitaires, qui ont insérés des messages dans les cahiers, offrent ce qui va constituer les premiers prix, d’ailleurs parfois plus motivants pour la mère (électro-ménager) ou pour le père (vélomoteur et même automobile dans les années cinquante). Parmi les annonceurs : Philips, des fabricants de jouets (en petits trains ou jeux de société), des éditeurs (Thiaude, Larousse), des spécialistes du loisir ou des arts créatifs (Bourgeois, Prismalo Aquarelle), la Caisse d’épargne. Bien entendu les productions en papeterie et librairie de Magnard servent aussi pour les récompenses. Celles-ci sont globalement en phase avec les débuts de la société de consommation. À partir de 1946 les cahiers de vacances de Magnard entrent dans des thématiques. On trouve par exemple « Les jeux de la plage de Loulou et Babette », « Loulou et Babette alpinistes », « Loulou et Babette à la conquête de l’espace ». Ces enfants portent en réalité le surnom des cadets de Roger Magnard : Elisabeth et Louis. En 1956, la vente des cahiers de vacances Magnard atteint un record: plus d’un million cinq cent mille exemplaires sont vendus.

