• Osterlammele, ou Oschterlammele, Lamele ou Lammele, prononcé Lamala dans le Haut-Rhin, mot alsacien qui signifie « petit agneau de Pâques ». C’est une pâtisserie traditionnelle d’Alsace en forme d’agneau pascal qui est offerte au matin du jour de Pâques.

    Cette tradition typiquement alsacienne du « Lammele » est attestée dans une correspondance du théologien catholique Thomas Murner en 1519 : le fiancé offrait un agneau pascal à sa fiancée. On l’offrait aussi aux enfants au retour de la messe du jour de Pâques. Après le temps du Carême, ce biscuit, riche en œufs dont la consommation était proscrite, permettait d’écouler le stock accumulé avant Pâques. L’agneau, saupoudré de sucre glace, était décoré d’un étendard en papier de soie aux couleurs du Vatican (jaune et blanc) ou de l’Alsace (rouge et blanc).

    Le Lammele est traditionnellement cuit dans un moule en terre cuite vernissée, encore fabriqué par les potiers de Soufflenheim, qui conserve longtemps un délicat parfum de gâteau après sa cuisson.

    Une collection de ces moules à gâteaux est présentée au musée du pain d'épices et de l'art populaire alsacien à Gertwiller.

    OsterlammeleOsterlammele

     

     


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  • Pâques en Alsace, les origines et les traditions

    Saviez-vous que les traditions de Pâques en Alsace sont différentes du reste de la France ? Les traditions des fêtes de la Pascale sont en partie inspirées des coutumes venues d’Allemagne, dû au rattachement avant les guerres mondiales.

    En France, ce sont des cloches qui apportent les Oeufs, alors qu’a Pâques en Alsace ce sont les Lapins.

    En Alsace, Pâques est la seconde fête la plus importante après Noël. A l’approche du printemps, de nombreuses familles procèdent au grand ménage de printemps, traditionnellement appelé « Osterputz ».

    L’intérieur et l’extérieur des habitations sont ensuite décorés dans l’art des traditions alsaciennes. Et comme à chaque fête, Pâques n’échappe pas à une décoration typique.

     A l’intérieur des habitations, on retrouvera les arbres de Pâques, fabriqués à partir de petits arbres ou de bouquets de branches en floraison. On les décore ensuite avec des œufs de poule vidés et peints à la main, et de petits poussins inoffensifs.

    De nombreuses poules et de nombreux lapins décoratifs envahissent les maisons.

     Il en est de même pour l’extérieur où l’on retrouve très souvent des bottes de pailles agrémentées de lapins peints sur du bois ou du métal.

     Lorsqu’il s’agit de tradition culinaire, l’Alsace n’est jamais très loin, tout spécialement pour les fêtes de Pâques. Une des spécialités culinaires, l’agneau pascale appelé en Alsace « Lämmele » est un met incontournable pour les repas en famille, ou simplement à offrir entre voisins ou aux membres de la famille. En famille, il se déguste autour d’un bon verre de vin blanc issu du vignoble Alsacien.

      Lämmele » est traditionnellement cuit dans un moule en terre cuite, fabriqué dans l’un des villages alsaciens les plus réputés pour ses poteries artisanales, Soufflenheim. C’est un délicieux biscuit moelleux, saupoudré de sucre glace et décoré d’une écharpe rouge, représentatif de l’église.

    Pâques en Alsace


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  • Symbole de fertilité, de vie, de renaissance, l'oeuf est associé à la fête de Symbole de fertilité, de vie, de renaissance, l'oeuf est associé à la fête de Pâques depuis l'antiquité. A cette époque, durant la période du Carême, il était interdit de manger des oeufs. Les oeufs alors pondus par les poules étaient conservés et, le jour de Pâques, on les faisait bénir puis on les peignait et enfin on les donnait aux enfants.

    Apportés selon les légendes populaires par les cloches (en France et en Belgique), le lapin de Pâques (en Allemagne et aux Etats-Unis) ou les poules (au Tyrol), les oeufs sont aujourd'hui décorés ou utilisés pour des jeux dans de nombreux pays

     

    En Russie et en Hongrie, par exemple, les oeufs de Pâques sont décorés de fins motifs à la cire puis trempés dans l'encre. La coquille est ainsi teinte laissant apparaître les motifs sur lesquels l'encre a glissé.
     De nombreuses décorations peuvent être réalisées sur des oeufs cuits ou vidés. Les oeufs peuvent être peints ou plongés dans une solution à base de colorants alimentaires, d'eau et de vinaigre pour être teints. Les coquilles des oeufs colorés pourront ensuite être utilisées pour créer de jolies mosaïques.
      Mais on peut également décorer des oeufs en plastique, en carton ou en polystyrène avec des sequins, des rubans, des plumes ou de petits morceaux de papier.
     

    Si l'oeuf peint est sans doute le plus populaire, il existe également des oeufs en verre, en porcelaine, en bois, en argent et en or. Peter Carl Fabergé en est l'un des plus célèbres créateurs. Fournisseur des oeufs de Pâques du Tsar à la fin du XIXe siècle, il conçut des oeufs en métaux précieux et pierres décorées, véritables chefs d'œuvre de joaillerie

     Beaucoup d'entre nous se contentent cependant d'oeufs en chocolat, moins précieux mais plus savoureux.
      Des chasses aux oeufs de Pâques sont traditionnellement organisées dans les cours ou les jardins familiaux, mais certains lieux en France, tels que le Labyrinthe géant des Monts de Guéret ou la cité fortifiée de Provins entre autres, proposent désormais des chasses aux oeufs de Pâques sous forme d'itinéraires pédagogiques et ludiques
     

    Oeufs de Pâquesoeufs peints   

     

             oeufs Fabergé réalisé en 1904

                Oeufs de Pâques


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  • Le lièvre ou le lapin. Pour certains, notamment dans l'Est de la France, c'est le lièvre de Pâques qui apporte les œufs aux enfants. Cette tradition du lapin de Pâques vient d'Allemagne (le Osterhase) et a gagné les Etats-Unis (le Easter Bunny). Pourquoi cet animal ? Parce qu'il symbolise le printemps, le renouveau et la fertilité.

    Pourquoi le lapin de Pâques alors que c'est la poule qui pond les oeufs

    On trouve des traces du «lapin de Pâques» jusque dans l’Antiquité, 3500 ans avant Jésus-Christ. Au départ on parlait plus d’un lièvre, symbole d'abondance, de prolifération et de renouveau. La tradition d'associer le lapin et les œufs serait d'origine allemande et alsacienne et celle de les offrir en chocolat serait une initiative des commerçants du XVIIIe siècle qui trouvaient l'idée intéressante après les privations du Carême.
    Le mythe du lapin apportant des œufs aux enfants serait né d’une légende allemande : une pauvre, trop pauvre pour offrir des douceurs à ses enfants, aurait décoré et caché des œufs dans le jardin avant d’y envoyer ses enfants. Ceux-ci, apercevant un lapin, pensèrent que c’était lui qui avait pondu les œufs…

    Pourquoi le Lapin de Pâques ?


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  • Origine

    Lors des Saturnales (fêtes romaines sur la fin du mois de décembre et au commencement de janvier), les Romains désignaient un esclave comme « roi d’un jour ». Les Saturnales étaient en effet une fête d’inversion des rôles afin de déjouer les jours néfastes de Saturne, divinité chtonienne. Au cours du banquet (au début ou à la fin des Saturnales, selon les différentes époques de la Rome antique) au sein de chaque grande familia, les Romains utilisaient la fève d’un gâteau comme « bulletin de vote » pour élire le « Saturnalicius princeps » (Prince des Saturnales ou du désordre). Cela permettait de resserrer les affections domestiques et donnait au « roi d’un jour » le pouvoir d’exaucer tous ses désirs pendant la journée (comme donner des ordres à son maître) avant d’être mis à mort, ou plus probablement de retourner à sa vie servile à l’issue de celle-ci. Pour assurer une distribution aléatoire des parts de galette, il était de coutume que le plus jeune se place sous la table et nomme le bénéficiaire de la part qui était désignée par la personne chargée du service. Tacite écrit que, dans les fêtes consacrées à Saturne, il était d’usage de tirer au sort la royauté. Étienne Pasquier a décrit dans ses Recherches de la France les cérémonies qui s’observaient en cette occasion : « Le gâteau, coupé en autant de parts qu’il y a de conviés, on met un petit enfant sous la table, lequel le maitre interroge sous le nom de Phébé (Phœbus ou Apollon), comme si ce fût un qui, en l’innocence de son âge, représentât un oracle d’Apollon. À cet interrogatoire, l’enfant répond d’un mot latin domine (seigneur, maître). Sur cela, le maître l’adjure de dire à qui il distribuera la portion du gâteau qu’il tient en sa main, l’enfant le nomme ainsi qu’il lui tombe en la pensée, sans acception de la dignité des personnes, jusqu’à ce que la part soit donnée où est la fève ; celui qui l’a est réputé roi de la compagnie encore qu’il soit moindre en autorité. Et, ce fait, chacun se déborde à boire, manger et danser. »

    Galette des rois

     

     

     

    Coutume

    La tradition veut qu’elle soit l’occasion de « tirer les rois » à l’Épiphanie : une fève est cachée dans la galette et la personne qui obtient cette fève devient le roi (ou la reine) de la journée et a le droit de porter une couronne de fantaisie puis choisit sa reine (ou son roi). Dans le circuit commercial, dans la seconde moitié du XXe siècle, les boulangers fournissent avec la galette une couronne en papier doré à usage unique. Plus traditionnellement chaque famille réalise et conserve une ou plusieurs couronnes artisanales. Il est dit que le bénéficiaire de la fève doit offrir la prochaine galette, cependant, aucune source fiable ne permet d'affirmer ou d'infirmer formellement cette tradition.

    Galette des rois

    La fève

    L’emploi de la fève remonte aux Grecs, qui se servaient de fèves pour l’élection de leurs magistrats. Les Romains se servant du même moyen pour élire le maitre des Saturnales, cette coutume païenne fut longtemps combattue par l’Église avant de le remplacer par l’enfant Jésus longtemps cherché par les Rois mages. À la fin du XVIIIe siècle, apparurent les fèves en porcelaine. Sous la Révolution, on remplaça l’enfant Jésus par un bonnet phrygien. Les graines de fève furent systématiquement remplacées en 1870 par des figurines en porcelaine ou – plus récemment – en plastique. Actuellement, si on trouve toujours de vraies fèves, il existe une multitude de fèves fantaisie que collectionnent les adeptes de la fabophilie.

    Galette des roisGalette des rois

    Suivi de la tradition

    Un sondage est réalisé en France en 2014 97 % des français goûte encore cette fête , mais seulement 85 % selon une autre source . Ils mangent pour

     

    • 70 % une galette frangipane.
    • 11% une brioche des rois, principalement dans le Sud
    • 8 % une galette des Rois à la pomme.

    9 % en consomment plus de cinq. 68 % trichent pour donner la fève aux plus jeunes 


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