• Alsace : ils tiennent toujours un bar à plus de 80 ans à Minversheim

    dimanche 12 août 2018 à 20:05 - Mis à jour le lundi 13 août 2018 à 5:48 Par Luc Dreosto , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

    C'est une histoire hors du commun. À 81 et 85 ans, Béatrice et Charles Lienhart ne sont toujours pas à la retraite. Ce couple continue de gérer le bar "Au Coq Blanc" à Minversheim, un petit village de 600 habitants, à côté de Hochfelden. Par pur plaisir et pour ne "pas tomber malades".

     Béatrice et Charles Lienhart continuent à servir leurs clients du jeudi au lundi au Coq Blanc Béatrice et Charles Lienhart continuent à servir leurs clients du jeudi au lundi au Coq Blanc © Radio France -Luc Dreosto

     

    Minversheim, France

    Béatrice Lienhart a passé toute sa vie "Au Coq Blanc", elle est même née "au-dessus du comptoir". Le restaurant-bar familial a ouvert en 1880. Ses parents ont repris l'affaire dans les années 1920. Puis en 1978, elle a pris le relais avec l'aide de son mari. À la belle époque, le rendez-vous tarte flambées du dimanche soir était une institution dans le secteur de Minversheim, près de Hochfelden. Désormais, le couple a aménage les horaires et n'ouvre plus le bar du jeudi au lundi en fin d'après-midi et en début de soirée.  

    "Cette année, on avait des problèmes de santé, raconte Béatrice Lienhart. Alors on a discuté et on a décidé de continuer jusqu'à la fin de l'année. Les gens du village nous disent tous "surtout ne fermez pas, on ne saurait pas où aller".

     

    Béatrice et Charles Lienhart, un couple d'octogénaires qui gère toujours un bar de Minversheim

     

    Ils ouvrent pour rester en bonne santé

    À plus de 80 ans, cela devient difficile de gérer le bar, de changer les fûts par exemple. Mais pour le couple, qui va fêter ses 60 ans de mariage en novembre, garder le bar ouvert, c'est continuer à vivre. 

    Je ne ferme pas pour que je ne "reçois" pas Alzheimer, explique Charles Lienhart. 

    Discuter avec les clients, ça m'apporte la santé. Si je ferme, je commence à penser et ça y est, je tombe malade. On a des bons clients toujours fidèles parce qu'ils nous aiment. On parle de Macron et surtout du Racing, on est des fidèles".  

    Jusqu'à la mort

    Leur fils Gérard a choisi une autre voie, il est menuisier-ébéniste à Pfaffenhoffen. Il n'y a donc personne pour reprendre le bar. Mais le couple n'a pas prévu d'arrêter tout de suite. "On continue jusqu'à la mort, s'exclame Charles Lienhart. Si ma femme meurt, moi je ferme. Et si moi je meurs, c'est ma femme qui ferme".


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  • Très belle balade autour du ban de ma commune natale. Le soleil était au rendez vous, nous avons parcouru environ 10 km, tranquillement à notre aise. J'ai redécouvert des coins de mon enfance. Après la balade le réconfort et ensuite nous avons flâner à travers l'exposition

    Balade

    Balade


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  • Ce matin direction Minversheim pour participer à la marche organisée par l'ASCLM. Ayant lu un article dans le journal quotidien, et n'ayant rien de spécial prévu aujourd'hui, en dernière minute j'ai proposé à mon mari et à mon amie d'aller nous balader autour du ban de ma commune natale. Du coup ayant parlé avec ma voisine et une copine, je leur ai demandé si cela les intéressait d'aller avec nous, et nous voilà un groupe de 7 personnes à sortir et passer de bons moments. Après la balade, nous pourrons manger sur place, faire un tour à l'exposition de vieux engins, sur le marché du terroir.....

    Bon dimanche à vousRésultat de recherche d'images pour "minversheim"


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  • MINVERSHEIM : Mon village natalNotre village existe probablement depuis le néolithique, mais les traces les plus anciennes sont des tombes gallo-romaines. Le document le plus ancien qui y fait référence, sous l’appellation « Munifridovilla », est une donation à l’abbaye de Wissembourg datée de 711.
    A partir de 1506, les comtes palatins du Rhin, puis Louis XIV au 17ème siècle, accordent le village de Minversheim en fief avec droit de patronage à la famille Von Wangen
     
    En 1788, des habitants de Minversheim traversèrent le Rhin avec des attelages pour prendre livraison d’un orgue commandé en Allemagne. Il semblerait que ce soit au cours de ce transport historique que ce serait produit cette fameuse affaire dont la tradition populaire a gardé le souvenir. Au moment où les voituriers se disposaient à passer le pont de Kehl – à Strasbourg, sur le Rhin- des chasseurs de canards sauvages étaient en train de placer leurs filets pour capturer leurs proies. Voyant arriver la file des voitures, ils insistèrent auprès des cochers pour qu’ils s’abstiennent de faire du bruit et même attendent jusqu’après le passage des canards. Mais « S’Altschultze- Knacht », ayant bu plu que de raison, fit claquer son fouet et tous les canards sauvages s’envolèrent. On devine la rage des chasseurs, dépités. Ils portèrent plainte devant le Tribunal et exigèrent des dommages et intérêts. Les gens de Minversheim durent payer une amende pour ce malheureux coup de fouet. Cet incident valut aux « Memferscher » ce surnom de « Wildanekneller », devenu « Andekneller » avec le temps.

    MINVERSHEIM : Mon village natal

    C'est dans ce village que j'ai passé toute ma jeunesse jusqu'au jour de mon mariage en 1975.


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